Vacances 2011 : les tendances

Chérie, on part où cet été ? La question est sur toutes les langues à présent qu’il n’est plus qu’une question de semaines avant les grandes vacances. Ils sont nombreux à avoir encore la tête à ces bons vieux week-ends printaniers. Le temps passe est passé si vite que beaucoup n’ont pas encore réservé leur voyage. Chez celles et ceux qui s’y sont pris à l’avance, une tendance se dégage assez nettement : cette année, on préfère l’Europe du Sud, quand on ne reste pas tout simplement en France.

le tourisme en France

L’effet papillon

Nul n’est censé ignorer ni la loi, ni ce qui s’est passé au Maghreb depuis les premières esquisses révolutionnaires en Égypte. Si le tourisme prétend s’y porter comme un charme, les statistiques y confrontent un cinglant démenti. Selon les derniers baromètres, la Tunisie et le Maroc, destinations habituellement plébiscitées par les Français, seraient en retrait pour les mois à venir, alors même que ces pays font habituellement hôtels combles en cette période estivale.

Loin du carton plein, le nord du continent africain devrait donc subir une forte chute de son taux de fréquentation. Bien avant l’heure de faire les comptes, les internautes sont les premiers à délaisser les plages d’Hammamet et les souks de Marrakech, au profit de l’Europe méditerranéenne et du midi de la France. 56% des recherches enregistrées par le moteur de recherche Google montrent en effet que le cru 2011 des voyageurs se désintéresse des stations balnéaires et autres hôtels-clubs des rivages maghrébins.

Les hôtels-clubs tunisiens en danger ?

Euro Millions

Partout en Europe, on peut se frotter les mains. En premier lieu, l’Italie devrait connaître une recrudescence de visiteurs (+28%), notamment en Sardaigne : jusqu’à trois fois plus de touristes qu’à l’accoutumée. Au palmarès des destinations qui affichent un sourire jusqu’aux lèvres, l’Espagne est la grande gagnante. Les emblèmes de sa réussite se nomment Majorque et l’Andalousie, destinations qui ont grandement contribué à la hausse escomptée de la fréquentation estivale : +80%.

Autre destination phare, la Grèce et ses archipels environnants. On parle bien sûr des Cyclades, où les tour-opérateurs prévoient d’envoyer près de 40% de voyageurs supplémentaires, en comparaison avec les chiffres de 2010.

Les Cyclades ont le vent en poupe

Le loto pour les autres

Au grand dam de nos amis maghrébins, la France semble amenée à se réserver une bonne part du gâteau. Plus de la moitié des Français (56% très exactement) auraient décidé de ne pas quitter l’Hexagone, pour des raisons non évoquées, mais que l’on pourra considérer comme essentiellement d’ordre budgétaire. Un chiffre éloquent qui confirme les résultats de précédentes enquêtes. Celles-ci prétendaient que les trois quarts des Français resteraient au pays durant les mois de juillet et d’août. Pour faire un tour en Bretagne, sur la Côte d’Azur ou se rabattre sur Paris-Plage.

ParisAvant : application iPhone

Préjugé par-ci, préjugé par-là. On ne vit que d’a priori dans ce monde, disaient les grands penseurs latins. L’idée n’est pas nouvelle et a même fait l’objet d’un sujet de philosophie sur lequel de nombreux candidats au baccalauréat se sont cassé les dents. Le concept, dans toute son inflexibilité, est notamment valable pour ce que certains appellent la mémoire collective ; d’autres, les connaissances partagées. Pour tous les utilisateurs de l’iPhone, il est désormais possible d’en savoir plus sur le Paris d’il y a un siècle.

Paris en 1900 : ça change

Comment c’était avant ?

Envole-moi, chantait Goldman. Frédéric Botton exauce l’Enfoiré préféré de nombreux Français en proposant aux possesseurs du smartphone d’Apple un retour vers le passé, à la vitesse Grand V. L’application ParisAvant permet (enfin) de découvrir Paris… comme en quarante ! En effectuant des comparaisons en vis-à-vis de clichés pris à plus de cent ans d’intervalle, tout un chacun peut enfin savoir à quoi ressemblait Paris à l’heure du centenaire de la Révolution, au temps de l’exposition universelle et des Jeux Olympiques de 1900.

le Pavillon italien

Long is the road…

De la plus petite voie piétonne aux grands boulevards que même la ligne 9 du métro parisien salue comme il se doit, près de 1500 photographies d’époque ont été compilées, toutes en noir et blanc, authenticité oblige. Grâce à la réalité augmentée, on peut constater à quel point la ville a évolué en un siècle. En plus de s’offrir cette minute de culture quotidienne que même le boss, le voisin et le barman du coin, sevrés d’iPhone, auront toutes les raisons d’envier.

Autotour Nouvelle-Zélande : destination nature

Avec ou sans haka, les All Blacks seront là. Comme tous les quatre ans, il y a tout de même fort à parier qu’ils ne renieront pas la tradition dansante de leurs ancêtres. A quelques mois de la Coupe du Monde de rugby, les locaux, favoris pour le titre, répètent leurs gammes, tandis que le pays se met progressivement à l’heure du tourisme qui l’envahira à compter du match d’ouverture. Pour cela, un itinéraire de 18 jours a été mis en place, pour découvrir toutes ces merveilles qu’offre la nature néo-zélandaise.

les paysages néo-zélandais

Un essai à transformer

A séjour de rêve, prix de rêve. 1234€ pour une belle vadrouille de 18 jours à l’autre bout du monde, ce n’est pas si onéreux. D’autant plus que la formule comprend, au choix, 17 nuits en motel, en hôtel ou encore chez l’habitant. Également compris, des itinéraires personnalisés, un assurance rapatriement (essentielle, malheureusement, même quand on s’appelle Iron Man) et la location d’une voiture, pour le côté « aventurier ».

Mais, comme qui dirait, il y a un mais. A l’heure où elle organise le premier événement sportif d’envergure internationale de son histoire, la Nouvelle-Zélande est pour le moment condamnée à s’en targuer avec retenue : c’est la première fois qu’un tel circuit est proposé aux touristes, pour agrémenter ce mois de compétition. L’essai reste donc à transformer, à partir de septembre 2011. Si la prestation s’avère convaincante, elle sera reconduite jusqu’en mars de l’année prochaine.

Abel Tasman

La Grande Traversée

Après l’Odyssée, Astérix le Gaulois avait eu droit à cette même Grande Traversée, restée imprimée à jamais sur des millions d’exemplaires du vingt-et-unième tome de ses aventures. Cette fois, l’océan Indien vole la vedette à la Bretagne. Pour offrir aux participants les plus beaux paysages d’Océanie. De la péninsule de Coromandel, à la ville de Napier et son style art déco sorti d’on ne sait trop où, on n’oubliera pas non plus de faire un clin d’œil à la réserve d’Abel Tasman et ses diables de Tasmanie (Taz, es-tu là ?) qui côtoient les autruches.

Un peu de haka

Tel les Canberabero, les Maso et autre Rives, allez-vous la jouer stratégique et réserver dès maintenant ? Dans ce cas, vous obtiendrez plus d’informations sur le site officiel du projet.

Monte-Carlo : casino de nuit

Somptueuse nuit monégasque, comme un songe d’été. Du 26 au 29 mai, les mille et une nuits s’invitent dans la principauté, à l’occasion du Grand Prix de Formule 1. Dès jeudi, à peine les premières séances d’essais libres achevées, les pilotes les plus dissipés feront très certainement partie du carcan qui fréquentera le casino de Monte-Carlo. A l’intérieur (ou en terrasse, si le temps s’y prête), des tables nocturnes de black jack et de poker.

le casino de Monte-Carlo

Les jeux sont faits

Alea jacta est, disait César. Le sort en sera effectivement jeté, tous les soirs, à compter de jeudi prochain et ce jusqu’à la fin d’un week-end qui promet d’afficher haut strass et paillettes. Au rang des VIP qui fréquenteront ce casino sous le ciel étoilé, certains acteurs récemment présents au festival de Cannes. Palme d’Or du meilleur acteur, Jean Dujardin devrait être de la partie. Michel Hazanavicius, réalisateur primé à de nombreuses reprises, accompagnera vraisemblablement son poulain, dans un cadre luxueux qui leur rappellera la Croisette.

la foule à Monaco

Face à la mer

Qui sait, peut-être Calogero et Passi, tous deux enfants du soleil (l’un est italien, l’autre congolais), seront-ils également invités de marque sur la terrasse Salle Blanche. Ils pourront alors s’adonner à des parties acharnées de roulette européenne, toujours face à la mer, loin des galères. Quoi qu’il en soit, ils auront tout à gagner.

Première opération du genre menée par le casino de Monte-Carlo, ce long week-end d’ouverture sans interruption s’inscrit dans une démarche de rénovation d’un complexe qui restera désormais ouvert toute l’année. A l’instar du Casino Café de Paris, qui connaît un succès grandissant, des séances nocturnes devraient régulièrement s’y tenir. Allons-y, Alonso, faites vos jeux !

Ghostbusters : la caserne ferme

Cela coulait de source. Qui allait-on appeler si quelque chose d’étrange se passait dans le voisinage ? SOS Fantômes, pardi ! Film à succès des années 80, très vite réédité en jeu vidéo, Ghostbusters s’est répandu dans les foyers du monde entier à l’heure où les boutiques de disques vinyles proposaient ce 45 tours signé Ray Parker Jr. et dont la pochette est restée célèbre. Près de trente ans après, une page se tourne aux États-Unis.

la fameuse Cadillac des Ghostbusters

Au feu les pompiers

Au même titre que cette Cadillac blanche, elle était l’un des éléments scéniques incontournables du film originel. Bien d’autres s’y sont cassé les dents en tentant de réaliser des longs métrages à leur sauce, directement inspirés du chef-d’oeuvre d’Ivan Reitman. Les cœurs des nostalgiques portent aujourd’hui haut une pensée dédiée à cette honorables caserne new-yorkaise, où furent mises en boîte de nombreuses scènes du film. Hook and Ladder #8, c’est son nom, ferme ses portes, non sans infliger un coup dur à ceux qui l’avaient apprivoisée jusque dans leur quotidien.

Situé 14, North Moore Street, l’emblématique bâtiment symbolisait bien plus que le bien dans l’oeuvre de 1984. La caserne était en effet devenue une marque de fabrique du cinéma américain. Un sigle y avait même été apposé, à l’effigie de ce peureux de fantôme qui ornait à l’époque le boîtier de la VHS.

la VHS de Ghostbusters

Sacrifiée sur l’autel

Et quel autel ! On est loin de l’hécatombe, mais la mairie de New York fait bien pâle figure à l’heure d’évoquer prétexte sur prétexte. Une restriction de budget serait la conséquence d’une enquête d’urbanisme menée il y a peu auprès des pouvoirs publics et des sociétés privées de la ville. Sevrée d’interventions pour incendies, malaises et autres nids de guêpes, l’équipe de la caserne en question ne serait plus assez sollicitée pour rester rentable à long terme. Pourtant, le 11 septembre, les hommes de la Hook & Ladder #8 furent parmi les premiers à se présenter face aux flammes qui rongeaient le World Trade Center.

Des pins dans l’aéroport de Roissy

Qui a dit que ce n’était pas agréable de passer du temps dans un aéroport ? Sans aller jusqu’à dire que c’est un plaisir d’attendre sa correspondance pendant des heures, il faut reconnaître qu’il y a des terminaux d’aéroports où il fait bon vivre… A commencer par la pinède de Paris-Charles de Gaulle, une installation végétale fraîchement installée !

Des pins installés dans une salle de bagages de Roissy

Depuis une dizaine de jours, des pins ornent l’une des salles de livraison de bagages de l’aéroport parisien Roissy Charles de Gaulle. Rien que ça ! Si votre vol arrive au terminal 2F vous aurez le privilège d’humer les effluves de pins… enfin presque. Car ces arbres s’élevant à 8 mètres de hauteur sont en fait « un assemblage minutieux de troncs et charpentières naturelles, avec un feuillage synthétique », précise-t-on du côté de l’aéroport.

En effet, grandir entre deux tapis à bagages et sous les néons n’est pas le terrain le plus propice pour les pins. Il a donc fallu repenser un peu leur mode de vie. Quoi qu’il en soit, un peu de verdure n’est pas pour déplaire, bien au contraire. Les nombreux voyageurs qui réceptionneront leur valise apprécieront sûrement le cadre original et accueillant de la chose.

L’aéroport parisien n’est pas le seul à faire preuve d’imagination pour détendre ses passagers. Singapour est très fort en la matière. En août dernier, l’aéroport asiatique dévoilait The Slide : un toboggan rapide de 12 mètres réservé… aux adultes ! A Amsterdam Schipol, l’attraction est plus intello : c’est une bibliothèque qui occupe les passagers.

The Slide : le toboggan géant de l'aéroport de Singapoure

Dans d’autres aérogares, c’est le design qui a été pensé pour concevoir un lieu relaxant et agréable. C’est notamment le cas des aéroports de Barcelone et Madrid. A Barcelone, le voyageur déambule entre des grandes allées marbrées et vitrées. Dans celui de la capitale espagnole, le plafond est doublé en bambou et les coloris des murs sont aux couleurs de l’arc-en-ciel.

De quoi s’amuser et voyager avant même d’avoir décollé !

Le plafond en bambou de l'aéroport de Madrid Barajas

Islande : un nouveau volcan en éruption

A peine plus d’un an après l’éruption de l’Eyjafjallajökull, c’est un autre volcan au nom imprononçable, le Grimsvötn qui est entré en éruption dimanche 22 mai, occasionnant la fermeture de l’espace aérien islandais et plongeant les villages alentour dans l’obscurité. Le scénario catastrophe du mois d’avril 2010 va-t-il se répéter ?

volcan Grimsvotn
Si aujourd’hui, le trafic est toujours perturbé en Islande, au Groënland et en Norvège, aucune perturbation n’est à déplorer en France. Le nuage de cendres est pourtant attendu dans notre ciel jeudi 26 ou vendredi 27 mais les experts estiment qu’il y a peu de risques qu’il provoque une paralysie totale du trafic aérien.



Selon l’agence de météorologie islandaise, la colonne de fumée qui s’élève au-dessus du volcan a atteint 25km de haut, mais la situation est en voie d’amélioration. L’aéroport de Keflavik, le principal d’Islande, pourrait rouvrir dans la soirée.

Le Grimsvötn est situé dans le sud-est de l’île, sous le plus grand glacier d’Islande. C’est l’un des plus actifs du pays. Sa dernière éruption remonte à 2004.

En avril 2010, l’éruption du volcan Eyjafjallajökull avait plongé le transport aérien mondial dans un chaos de plusieurs semaines et entraîné l’annulation de 100 000 vols. 8 millions de passagers avaient été bloqués.